16.11.2005

Amour 0 - Vie fatale 1

C'est un message d'amour, de beaucoup d'amour et d'affection. Tu es une femme qui m'est particulière et je peine à croire que la vie ne l'ai pas faire exprès, c'est plus fort que moi, malgré mes cent mille tentatives à inhiber mon cœur et ses interminables et infatigables boums boums lorsqu'il s'agit de toi. Tu es cette femme idéale, celle que l'on mérite car tu n'es que prestige. Et être avoir toi est prestige. Sentir son cœur plein de toi est prestige. 
Tu le ne le conçois peut être pas, mais tu es de celles parmi les rares qui reviennent à qui de droit. Et dans ce cas, il me faudrait être roi et te présenter un royaume en guise d'offrande, ce qui n'égale même pas le minimum des mondes qui te devrait être acquis. Pour ce qui est du réel, il faudrait que j'entreprene un coup d'état pour t'y introniser reine. Il me faudrait cloner l'univers et y faire conquête pour te dédier ce qui te revient, à l'image de cette reine là, celle des coeurs et du mien en particulier.
Sapristi, s'il ne fallait  qu'implorer le tout puissant, je serais le plus fervent de ses imams. Je deviendrais son plus fidèle Rabin. J'irais même jusqu'à devenir un Pape Historique, ce qui certes me condamnerais de toi, du moins théoriquement. Mais secrètement, je nous aurrais nichés sagement une place de choix une fois nos âmes agrées au paradis.
N'es-ce pas là un mal intense pour un bien éternel ? Amen mon Dieu, amènes.

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09.11.2005

Les Echelles du Mariage ou Lettre aux célibataires de ce monde

Pavé du bus n°114, à l’heure où les esclaves modernes se bousculent pour aller au bureau. Ma Fiat est en panne depuis trois semaines. Il fait exceptionnellement froid cet hivers. Au milieu de cette foule silencieuse, agonisante, je reconnais un homme de charisme, BMW renouvelée chaque nouveau modèle, déposant ces enfants porte D du  lycée Lyautey, depuis une luxueuse maison située vers les collines… près de sheet place. Je me demande ce que fait ce Seigneur parmi nous-autres, restes classés dans ce pays inclassable. Je m’approche, l’observe un instant. C’était bien lui, modestement, mais élégamment habillé. Il  portait une  cravate à damier, de couleurs blanche et noire, un détail qui ne nous échappe jamais. Il me vient à l’idée de faire l’impasse sur mon travail… cet homme m’interpelle. Je me décide à le suivre, d’abord discrètement, avant de l’accoster.

 

 « Monsieur, vous avez du feu s’il vous plait ? Mais on se connaît ? »  Avant de me répondre : « …mmm…Tu es le premier amour de ma fille aînée… ». Stupéfait par sa directe attitude, je réplique, l’air inquiet :« Comment va t’elle ? Mais enfin,  que s’est il passé ? ». Le bus nous dépose en ville et marchons un instant. L’homme paraît pressé. Après quelques virages et une longue ligne droite, nous entrons dans un Bar… il est exactement 8h38. Une fois installés, il commande un Whisky, double, et un café. A sa troisième tournée, son visage change. Le ton monte, son regard s’illumine, ses yeux rougissent, ses vers le déshabillent. Il devient un immense orateur et démontre un sens inné de dérision et d’analyse… Un Roi sarcastique. Un homme avec qui on aime se bourrer la gueule jusqu’à en mourir. «Mais enfin, racontez moi, que vous est- il arrivés ? » lui ai-je une fois de plus demandé. Et à lui de monologuer :

 

 « Il s’est passé que j’ai cinq enfants, en bas, moyen et grand age qui pourrissent mon quotidien. Une femme devenue ma mère avec le temps. Ma maîtresse me harcèle constamment à cause des dix mois de loyer impayés du duplexe haut standing qu’il a fallu lui louer. D’ailleurs, depuis un moment déjà, cette demeure est devenue un bordel publique hyper reconnu par les plus grands amateurs de sexe à plusieurs. Mes biens sont hypothéqués à cause d’un dépôt de bilan vieux de cinq ans. Je fais une dépression nerveuse infernale et entretiens avec le plus grand plaisir du monde une alcoolémie digne des plus célèbres ivrognes d’après guerre . Suite à quoi, je ne supporte plus les gens bien heureux, les gens biens dans leur peau, les gens riches et beaux. Pour tout te dire, même les vieux, pauvres, cons et moches me font vomir. D’ailleurs, chaque matin en allant au bureau, pardon, au bar je veux dire, je gerbe un bon coup en croisant ma face, devant la glace. C’est même devenu un rituel. Je n’aime plus rien ni personne, à l’exception de ma tendre jeunesse enfouie dans une mémoire biodégradable. Un jour, il a fallu d’un fatal moment de déconcentration où  elle m’a dit oui, pour la vie. Je ne les ai plus revu depuis, et ça me manque, le célibat et l’insouciance d’en temps.

Le mariage mon garçon, quelle naïveté… Peut être oui c’est vrai que 5 à 6 % des gens qui se marient ne peuvent dire que du bien de cette institution vielle de plus cinq mille ans. Pour ma part, je la maudis cette expérience. C’est un manque à être heureux. Un artifice qui réduit le nombre de chérie à une puis à zéro. Aujourd’hui, j’ai envie de coller un procès au cul à chaque petit malheureux qui me parle d’amour et de mariage. J’ai envie de cogner leur tête sans compter sur quelque chose de très très dur, qui fait très très mal, d’accrocher leurs pieds à une laisse en fer, de les ligoter à l’arrière d’une voiture, et de leur faire le tour de la ville en inscrivant en gros et gras sur le part brise que ces hommes sont des illuminés analphabètes de la vie, qu’ils sont prêt à se marier, à ligoter leurs âmes à de futures pestasses males baisées. Pffffffffff ! Ô Mon Dieu, faite moi prophète… Je soignerais les humains un à un de ce fanatisme de l’amour, responsable de plus de dégât encore que le Tsunami. Ce n’est pas dans les profondeurs de l’océan qu’il faudrait un séisme, mais dans les cerveaux cancéreux  de ces malades du cœur pour noircir leurs idées blanches de mariage. Je deviendrais s’il le faut un vampire de l’amour et c’est avec délectation que je m’en irais croquer la nuque à toute personne de plus de dix-huit  ans qui prononce en ma présence le naïf mot  Mariage. Grrr.. ça y est, je mords !


D’accord petite âmes sensible, soyons objectifs. C’est vrai, l’amour existe. Oui, on peut tomber amoureux du jour au lendemain sans préavis aucun. En effet, c’est une délicieuse ambition que de se marier avec l’être aimer, bâtir une vie à deux, procréer la joie et semer l’amour jusqu’à perte de vue. Mais cette image idéaliste du couple n’est plus d’actualité… Elle morte car obsolète. L’amour, en ce vingt et unième siècle est devenu putrescible. Faut se sortir des DVD de Cendrillon et de l’autre connasse au bois dormant. Qu’elle se réveille cette Hmara ! Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… C’est des légendes. Les jeunes d’aujourd’hui se découvrent des tendances suicidaires après quelques courtes années de mariage. Ils travaillent de plus en plus tard, voyagent pour le compte de business-lie vingt deux jours par mois et se disent je t’aime uniquement par téléphone ! Croyez en ma propre expérience mon garçon, se ligoter avec le mariage est un crime, une damnation à perpétuité… C’est un scandale ! Par exemple, et pour ne citer que se point sardanapalesque néanmoins centrale, en supposant que demain, tu te maris ; et bien le jour Môssieur ou ta femme te considéra comme acquis, qu’elle se rendra compte une fois le voile de l’amour ôté de ses yeux chatoyants qu’elle plaît toujours ; une fois qu’elle succombera au charme du premier passant, des collègues de bureau, des camarades de sport où de l’épicier, aussi berbère qu’il soit… C’est le début d’un long dimanche de problèmes ! Non mon petit, ça n’arrive pas qu’aux autres ! Elle ira même te reprocher que ces temps-ci, elle est une pauvre jeune femme mal aimée, qu’elle ne jouie plus, qu’elle simule et que pour ça elle te hait, Connard ! Alors qu’en fait pas du tout. C’est elle qui se rend dans cet état ! C’est qu’elle ne veut plus de toi mon Coco. Dorénavant, cette chienne veut se faire explorer le minou par le grand publique… Elle se découvre de nouvelles tendances, de nouveaux fantasmes et se veut libre et libérée des contraintes masochistes du mariage. Le pire, ou le meilleure selon le point de vue dans lequel on se pose, c’est qu’elle n’a pas tord pour une couille. Faut qu’elle se fasse plaisir la cochonne, qu’elle profite de sa jeunesse restante, de sa flexibilité, de son charme nouvellement reconquis. Son seul tord, c’est de s’être liée pour la vie avec un homme qu’elle croyait aimer ! Car pour une grande majorité mon garçon, ces ex petites naïves se sont mariées avec l’image du mariage, de la soi-disant vraie vie, celle avec une maison, un personnel compétant qui saura s’occuper d’elle et de ses futurs adorables petits enfants…

Mais comme toute bonne chose illusoire, tout se tasse, se lasse et ça se casse la gueule. Je ne parle même pas de la gente masculine, cette race de tarée mentale ! Pour la majorité, les tromperies commencent avant même le mariage. D’ailleurs pour ma part, j’ai d’abord choisi ma brochette de maîtresses.... Ensuite j’ai nommé ma future femme, jeune, belle, bronzée, timide, intelligente… C’est vrai mon garçon, elles le sont toutes, intelligentes ! C’est nous les ’’hmirs’’ qui, le genoux par terre prononçons la phrase qui nous tue à petit feu, d’un délice de souffrance et avalée en mode silence, car fier malgré tout. Il a fallu l’aborder au bord de cette piscine du haut de mon humble maturité . Je lui ai alors  titillé le clitoris cervicale avec des mots tendres, d’une voix grave et réglée. « Bonjour, demoiselle. Quel bel hôtel n’es-ce pas ? Un point clairement commun avec votre déstabilisante beauté. Alors dites moi, vous êtes originaires de Fès ? Ah c’est bien ça… quelle coïncidence ! Exactement comme mes ancêtres et moi même. Je suis.. comment dirais-je, enchanté, charmé, troublé… Je dirais même presque amoureux ?! Justement, en ce moment, je me sens harcelé par ma mère… Elle me veut des petits enfants. Mais j’insiste pour tomber amoureux avant de passer chez Cartier. Puis-je vous inviter à dîner ? …» Cette jeune demoiselle, vierge et majeure à la fois – faut se situer dans l’époque et son contexte où les femmes se mariaient dotée d’une fleure toute rose et appétissante - tombe alors amoureuse de tout ce qu’elle écouta durant ce dîner. Quelques temps plus tard je lui dis : « Veux tu m’épouser ? ». Elle me répond oui et deviens ma femme. Pour moi c’était le seul moyen de calmer mon adorable mère et pour ma nouvelle femme l’unique biais pour fuir de son domaine familiale.

C’est vrai mon garçon, rendons à César ce qui appartient à Cléopâtre : nous étions vraiment amoureux tous les deux. Une des plus belles page de notre vie. Oui, je l’avoue, nous avons eu nos années de bonheur, quatre ou cinq comme le meilleure cru marocain. Nous avons profité de l’amour total et alchimique, de l’ivresse des premiers bébés, des premiers « papa, maman ». Lorsque les gens nous questionnaient sur notre nouvelle vie, je répondais : « C’est un plaisir inimaginable ! Mes enfants sont adorables, merveilleux. Ma femme est une vrai déesse. Je me sens comblé… Je n’ai jamais été aussi heureux de toute ma vie… ». Et puis ça a commencé à se dégrader. Trente et quelques années plus tard, je ne me suis jamais sentis aussi malheureux de toute notre vie.


Quoi mes enfants ? lesquelles ? Le drogué - pd – Chômeur- Dealers ? Son frère, le déglingué, saboteur de l’affaire familiale vielle deux trois générations ? Ton adorée petite pétasse qui ne dors plus à la maison depuis des lustres ? Qui appelle uniquement quand elle a besoin d’une voiture, d’argent ou de je ne sais quoi d’autre ? A moins que vous me questionnez au sujet de l’autre petite pute mineure, alias sa sœur, adolescente et mauvaise élève… Elle dort tous les soir avec un camarade de classe différent !  Dans SA chambre ! Je les croise chaque matin qu’ils prennent le p’tit déj… Dans MON salon, devant MA télé, servis par MES bonnes - que je nique de temps à autres évidemment - et cautionné par MA femme ! Je la cite : «  tu ne comprends rien à la jeunesse d’aujourd’hui toi de toutes manières » qu’elle me dit cette hmara…!!!!!!!! KKKhhhhhhhhhh… Tfouuuuu r’la kemart Dinmkoum koulkoum ! Le dernier né a sept ans à peine. Mais il n’aura pas le plaisir de me voir un jour le maudire. D’ici là, moi, je me serrais barré quelque part dans un île déserte ou je me marierais avec la paix, le célibat et la tranquillité. C’est le seul projet de mariage bénit par mon expérience et par mon acquise lucidité… »


Quand son téléphone sonne. Il parle un moment avant de demander l’addition. Il la paye, ne laisse aucun pourboire, et finit par me dire : « A un de ces jours mon garçon. Prend en de la graine ! Laisse moi te donner un dernier petit conseil tu veux ? Lorsque tu rencontres un fille pour éviter les emmerdes, tu sais ce qu’il faut faire ?  Et bien tu la Baises… bieeeeeeeeeen comme il faut... et tu la jettes ! Surtout, tu la jettes ! Sinon mon petit, tu finiras écroulé un matin accoudé à un bar, noyé dans un verre plein de remord ». Il avale sa dernière gorgée, met son béret sur sa tête chauve de bonheur,  et s’en va.


Je fixe un long moment ma tasse vide de café... Et blanc comme une pilule psychotrope, je me retourne vers le serveur et l’implore : « Tavernier je vous prie… Un Whisky…et double s’il vous plait ! »


?!?!?

 -7-

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04.10.2005

Galaxation - Part 2

 
Echktet décide de se la jouer cool. Il retourne à sa collocation. Zi-zig allume un joint et Ben Yacine, accroupie avec son « Tsabih »se récite ses prières d’après prière.
 

Echktet serrant la main à Zed Sans rancune aucune, vieux frère.

 
Ils se serrent la main, comme des grands, et pour ne pas déplaire, Zi-zig incline son œil gauche, comme pour dire que c’est pas grave.
 

Zi-zig – Tu sais moi, je n’aime pas les conflits. Toi, t’en est le roi. Avec toi même, t’es en perpétuelle conflit. C’est normale qu’après tu te conflies avec tout ce qui bouge.

Echktet – Pardon ? Ne recommence pas à  m’énerver Zi-zig. Fumes tes joints et évites de me titiller, ne serais-ce que pour la paix des ménages.

Zi-zig – La paix des ménages… les grandes phrases de gens civilisés. Respect monsieur l’Echktet, respect.

Echktet – Pffff… Je vais te dire un truc une bonne fois pour toute Zi-zig : j’ai des bouffer de chaleur dès que tu dis quelque chose de poétique. Et comme tout ce que tu dis tient d’une fantaisie de drogué à deux balles, ne dit plus rien, je t‘en prie, au moins pour la soirée !

Ben Yacine – A sallamou Rala ykoum

Echktetbouffée de chaleur… à Zig-Zig : On vient de se quitter depuis cinq minutes, on s’est même pas dit au revoir, et cet islamiste, pour ne pas donner d’autres qualificatifs, doit absolument dire quelque chose. Et comme il n’a rien a dire, il re-dit bonjour de manière religieuse pour la septième fois, et en profite pour refaire louange à dieu qu’il vient de quitter il n’y a même pas 3 secondes. C’est à devenir dingue !

Zi-zig à Ben Yacine, mais à haute voix :  Tu sais, cet horreur d’humain qui vit avec nous ne veut plus qu’on parle. Je lui donne des bouffets de chaleur moi quand je parle !

Ben Yacine – Y a latif, y a latif…

Zi-zig - Et toi, t’es trop religieux, ce qui doit d’ailleurs lui donner aussi des bouffées de chaleur !

Ben Yacine – Pour ton information, j’ai pris une décision en faisant ma prière : Je ne répondrais plus à cet homme. Il n’existe plus. Je ne le vois plus et ne l’entends plus ! Comme ça, c’est réglé une bonne fois pour toutes.

Echktet – Eh bien, on va voir si tu ne me vois plus !

Echktet déboutonne sa chemise, retire ses chaussures, son  pantalon, ses chaussettes et son slip.

Echktet Et là, tu me vois là ? Il défile, nue, devant ses camarades. Et comme tu remarques, moi aussi, j’ai pris une décision : Tu n’existes plus, je ne te vois plus et ne t’entends plus… On a les mêmes pouvoirs finalement.

 
Zi-zig attrape un fou rire.
Après quelques tours de piste, Echktet s’assied enfin, nue, face à Ben Yacine, qui lui, regarde et parle à ses mains dirigées vers Allah.

Zi-zig, en imperturbable zénificateur, sort un papier à rouler de son stock et le lève vers le ciel.

Zi-zig – Drapeau blanc les amis. Aller, on fait la paix. On vit ensemble, on est obligé de se supporter. Il va falloir faire des efforts les enfants. Echktet, rhabille toi, sert la main à Ben Yacine, et dis lui comme tu m’as dit tout à l’heure : « sans rancune aucune, vieux frère » … Et Ben Yacine, reviens sur ta promesse et continuons à nous chamailler, sagement.

Echktet – J’accepte de faire des efforts tant que tout le monde y met du sien.

Zi-zig se retourne vers Ben Yacine, et, avec tout l’art du regard, attends qu’il accepte le Deal. Ben Yacine incline la tête vers le bas pour dire que oui, il accepte et puis se lève.
 

Zi-zig –  Mais où tu vas Ben Yacine ?

Ben Yacine – Le temps que cet individu ai la décence de se rhabiller, je vais faire une prière pour informer Dieu officiellement de mon retour sur décision, et ce, pour la paix des ménages…

Echktet à Zi-zig– C’est un malade ce mec, il est dingue !

Un temps de silence…

Zi-zig (à voix basse) – Mais qu’es ce que vous avez avec la paix des ménages aujourd’hui ?

Echktet – T’as pas des réflexions de benêt moins évidente que ça Al klaoui ! La paix Zi-zig, qu’elle soit des ménages, qu’elle emménage ou qu’elle déménage, on s’en fout bordel.

Zi-zig  – On va jamais y arriver. On a dit la paix monsieur de L’Echktet, la paix.

 

Echktet se rhabillant  – S’il te plait Zi-zig… Petit homme, ça va. L’Echktet, sa passe. Mais

monsieur de L’Echktet… Tu trouves pas que tu en fais un peu trop ?

Zi-zig – J’adore quand tu prends ton air de petite victime.... Il hausse le ton. On s’en fout

comment tu t’appelles, comment nous on t’appelle ou comment il faut qu’on t’appel. C’est

des détailles Bordel !

Echktet – Mais c’est qu’il apprend vite le jointé ! A lui même… Il va falloir me méfier de cette espèce d’énergumène.

 
Ben Yacine en fin de prière – Sadaka Allah ou alradim
Un temps passe. Il revient à sa place.
 

Ben Yacine – A sallamou ralykoum

Echktet – Pff…

Zi-zig – Shuut ! on a dit la paix !

 
Echktet sert la main a Ben Yacine…

Echktet – Sans rancune aucune, vieux frère…

Zi-zig – Ca c’est la classe

 
TROISIEME GALAXIE
Paix à la guerre
 
Ils sont là, tout les trois las. Rien de beau se passe. Les silences défilent les uns après les autres, quand soudain…
 

Echktet – Et ben ! Elle est belle la paix. Je comprends pourquoi les humains sont si portés sur les guerres. Si la paix avait envahie notre univers, ou en serait le monde aujourd’hui ?

Zi-zig – Tu vas pas recommencer avec tes visions de visionnaires de grandes taille De l’Echktet ?

Echktet – Tu as des trucs intéressant à dire toi, à part réfuter mes visions de visionnaire de grande taille !

Zi-zig – Je n’ai rien à dire. D’ailleurs, je vais faire un joint pour faire quelque chose sans avoir à utiliser mes deux cordes vocales, ma bouche et mon cerveau en même temps. Comme ça, j’emmerde personne avec mes salades grandes tailles sauce au visionnaire.

Echktet – Tes salades quoi ? bouffés de chaleur.  Vas-y vas-y, roule un joint. Roules en même deux, quatre si tu veux. Fumes les en même temps si ça te fait kiffer. Mais surtout, zappe le monde réelle, réfugies tes petits neurones dans ta petite cervelle et restes-y. Comme ça on aura la paix.

Zi-zig – Non petit homme. Je roulerais et fumerais un seul joint. Comme ça, je resterais assez concentré pour écouter tes visions…

Ben Yacine et ZZ en même temps – … de visionnaire de grandes tailles.

Echktet – Mais il a de l’humour l’islamiste !? Vous avez le droit à la dérision vous ?

Ben Yacine – D’abord, je te prierais de respecter ce que je suis petit homme. Ensuite, ce que je pense est personnel et ne regarde que moi. Maintenant, si tu as des commentaires à faire sur les islamistes, je crois être capable de tenir un débat avec toi, pour que dieu puisse t’accepter en sa sainte miséricorde. Je suis prêt !

Echktet sourire ironique – Pour que Dieu puisse m’accepter en sa sainte miséricorde… Mais es-ce que tu t’entends de l’islamiste. Tu sais, dans miséricorde, il y a misère et il y a corde. La misère, tout le monde connaît. Mais la corde, dans ce contexte, elle servirait plus à se pendre qu’à autre chose. Et ce que tu crois que je désire que Dieu m’accepte en sa sainte miséricorde Ben Yacine?

Ben Yacine – Ya lattif, ya lattif ! Il se lève, choqué de la tête au pied, et avec toute son énergie, Ben Yacine tend son bras  vers Echktet et crie : Sorts de ce corps Satan, sorts de ce corps !

Zi-zig – Ca y est, il recommence !

Ben Yacine – Sorts de ce corps Satan, sorts, sorts de ce corps …

Echktet – (à Zi-zig) Satan est en moi et je ne l’aurais pas remarqué ? Dieu aurait planté Satan dans mon âme, à mon insu, sans qu’il s’inquiète à mon égards, sans qu’il ne me demande si je suis d’accord ou pas ? Et toi en plus, tu as le don de voir si Satan se cache dans le corps des gens ? Impressionnant ! Et à quoi il ressemble physiquement Satan ? Il est rouge, comme dans les dessins animés ?

Ben Yacine – Aroud li Allah mina chitan a rajim yal baliid, aroud li Allah ! Il détend son bras, et s’assieds en mode prière.
 

Zi-zig – Vous êtes de vrais idiots. Impossible d’être cool cinq minutes !

Ben Yacine - Mon Dieu, nourrissez mon âme de patience, je vous l’implore seigneur.

Zi-zig – Stop ! bouffées de chaleur… Maintenant, c’est moi qui est des bouffées de chaleur. Bientôt on pourra créer une association des victimes des bouffées de chaleur ! Ca peut plus durer ! Il va falloir qu’on trouve sérieusement un moyen qui permettra la paix dans ce grenier à bêtise. On est pire que des rats de laboratoire !

Echktet – Pffff…

Ben Yacine – La houla oua la kouati illa billaha al rali al radim…

Zi-zig – Ouais, et moi donc…

 
L’ambiance se tasse. La pièce est après quelques minutes tout à fait silencieuse. Les seuls décibels qui circulent dans cet atmosphère émanent des bruits de ’’ tafs‘’ que fait Zi-zig avec son joint et des prières quasi silencieuses de Ben Yacine. Echktet sort de la pièce et allume une cigarette.

Echktet à lui même – Comment il retourne la situation en sa faveur le drogué ! Comment je suis énervé ! Comment je les haies ! Comment j’ai honte de ma gueule, de me faire dominer par une larve mi-morte mi-vivante, c’est horrible ! Petit silence

Le comment du pourquoi de demain… ils s’en foutent eux ! Autre petit silence…

Zig-zig, c’est vrai qu’il ne me sert à rien. Mais l’islamiste, il doit pouvoir m ‘être utile avec ses théories spirituelles. Demain, les humains seront éparpillés dans plusieurs galaxies, plusieurs petites planètes plus vastes et plus belles les unes que les autres, et nous, on est là, à se chamailler, à s’entre-bouffer, au lieu d’essayer de comprendre de quelle manière la descendance de cette planète va explorer l’univers et d’organiser en mode précepte une logistique de déménagements avant-gardiste !

Et le bon Dieu… Il est au centre de cette remise en question planétaire ! Il écrase sa cigarette.

Bon, j’y vais, je vais tout faire pour qu’on arrête la chamaille, pour qu’on puisse débattre comme des gens civilisés, digne d’une descendance extra terrestre.

 
Le narrateur : Mais qui sont ces gens ? D’ou viennent-ils ? Ou sont-ils ? Ou vont-ils ? Comment se fait-il que ces trois individus vivent dans une même pièce, à se fendre les uns les autres, à s’entretuer, alors qu’aucun atome crochue les unis ?
 
Affaire à suivre…
-L-

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18:40 Publié dans Les lettres du Foulozzof | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note